C’est demain

Ah, oui, c’est demain !

Je dois vérifier mes vêtements, une belle occasion de quitter mes éternels sweet et djeans.
Avec une chemise, une veste, déjà je serai un autre homme, ça me fait du bien.

Et puis les décors, à mettre soigneusement rangés dans mon sac. Bon, ça y est.
C’est quoi l’ordre du jour déjà ?
Ah oui, une planche au 3ème puis un 1er degré.

C’est bien de travailler de temps en temps au 3ème, entre maîtres, ce degré permet de se poser les questions essentielles, celles que je me pose souvent, dans la solitude, entre moi et moi.

Mais là, ce sera différent.
D’autres idées que les miennes, d’autres points de vue, d’autres éclairages.
J’espère que la planche sera bien et qu’il y aura des questions.
Ces échanges, c’est finalement le principal.

Ah, et puis ensuite un premier degré, une planche de passage pour passer compagnon par cette apprentie que je connais si mal finalement.
Normalement, ça devrait bien se passer, mais je sais qu’elle va avoir un trac terrible.
Pourtant, il n’y a pas d’enjeu de carrière, de santé…Tout cela n’est pas vraiment vital.

Mais c’est un don qu’elle va faire au groupe, et quand on fait un cadeau, on veut qu’il soit beau et apprécié. Rien n’a plus de valeur que ce qui est donné gratuitement.

Ce travail va nous rapprocher, je le sais. C’est une étape importante qu’elle va franchir, une étape dans sa propre progression.
J’essaierai de discuter avec elles aux agapes.

Ah oui ! Apporter quelque chose pour les agapes.
Est-ce que j’ai ce qu’il faut ? Sinon il faudra que j’aille acheter quelque chose.
Je ne prépare pas souvent de choses à grignoter ensemble, la cuisine et moi, c’est pas forcément le grand amour.
J’irai acheter une bouteille de vin.
Les maçons, ça aime bien boire et manger.
Agapē (ἀγάπη), c’est le mot grec pour l’amour « divin » et « inconditionnel ».
Et c’est vrai que c’est un vrai moment de partage, très direct, ou on aime discuter, plaisanter, porter des toasts… Un bon moment à passer ensemble.
Et s’il y a quelque chose de divin, c’est peut-être à la gloire de Bacchus !

Bon je crois que j’ai pensé à tout.
C’est demain, mais j’y suis déjà un peu…
Bien avant la tenue, c’est déjà la tenue.

Patsch

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Sommes-nous si idiot ?

Depuis que je suis franc-maçon, je me suis pris de passion pour l’étude du complotisme. De découvrir que je faisais partie des Seigneurs du monde m’a fasciné. Bon en y creusant d’un peu plus près et mon compte en banque s’obstinant à rester en dessous du milliard d’euros, j’ai fini par admettre que je n’étais qu’un mouton parmi tant d’autre, une marionnette dirigée en secret par les Maîtres Invisibles.

Mais j’ai pas mal lu sur le sujet et écouté moults émissions tentant d’expliquer le complotisme, d’en mettre à jour les mécanismes et d’expliquer sa propagation. Bien évidemment internet est souvent cité comme nouvelle caisse de résonance d’un phénomène plutôt ancien sauf que là où l’opinion de Dédé du café du commerce allait rarement au-delà des murs dudit café, internet donne à Dédé une audience que ne lui aurait pas enviés certains prophètes de l’antiquité.

Sont particulièrement cités les moteurs de recherche et Facebook, notamment via leur fameux algorithmes qui analysent nos utilisations et nous donnent des résultats qui nous conviennent et qui sont conformes aux idées que nous sommes censé-es avoir. Si je fais 5 recherches sur des chaussures Google va me balancer des pubs sur les chaussures et orienter mes recherches vers les chaussures. Google traitant les idées politiques et philosophiques au même niveau que les chaussures, il en va de même pour nos pensées philosophiques et politiques.

Un certain nombre de penseurs, philosophes, sociologues, psychologues, psychiatres, politologues et autres professionnel-les de la pensées se penchent désormais sur nos pensées pour s’assurer qu’elles ne soient pas envahies par le complotisme. La notion de biais de confirmation, c’est à dire la capacité de notre cerveau à choisir prioritairement des idées qui vont conforter nos opinions déjà établies, est régulièrement citée et à longueur d’antennes, ces messieurs-dames fortes avisées nous rappellent combien notre cerveau est un feignant et combien il est important de se nourrir d’idées opposées aux nôtres pour ne pas nous enfermer dans des préjugés.

Et l’opinion dans tout ça ?
Et bien je vous avoue que ça commence à me chauffer un peu les neurones tout ça. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons. Le première c’est le ton sur lequel ces thuriféraires de la diversité nous balancent ça: un peu hautain, genre « vous la masse grouillante », ensuite je trouve que souvent que ce discours émane de gens qui pensent la réalité comme un grand marché ou une économie et que malgré certaines de mes options philosophiques je pense qu’il y a autre chose que cela. Notre cerveau est présenté comme étant une espèce d’adolescent victime de MacDonald, attiré par le sucre, le sel et la facilité. Et pour finir il y a une sorte de condamnation morale, si on a une idée c’est mal, il faut aller chercher du côté de son opinion contraire.

Et le droit à l’opinion dans tout ça ? Je veux dire sommes-nous si idiot-es ? Plutôt marqué à gauche, je ne lis pas le Figaro ou les Echos. Parce que je suis un crétin de gauchiste qui refuse de voir ses idées remises en cause ? Pas vraiment, c’est surtout que c’est chiant et que je m’emmerde profondément à lire qu’il faut sauver l’économie, virer des fonctionnaires feignant-es, que la réforme de l’orthographe va tuer la langue française, que les mesures contre les bagnoles sont liberticides, que Macron innove en tout, que les étrangers nous envahissent et que le mariage pour tous signe la fin de l’humanité, à longueur de pages. Que les analyses savantes destinées à me convaincre de crever le plus vite possible pour que l’économie se porte mieux, à la lecture de la première phrase je sais ce que je vais trouver en fin d’article.
Mais à l’inverse je sais également que lorsque des journaux de gauche m’informent de la fin imminente du capitalisme, que tout les flics sont des porcs à égorger, que tous les patrons sont des salopards sans foi ni loi ou que tout les syndicats sont bons et justes, je sais aussi reconnaître des carabistouilles.

Notre cerveau est peut être feignant mais je pense que nous conservons aussi une forme de capacité à reconnaître lorsqu’une information est juste ou non. Le vrai réflexe, celui qui est salvateur n’est peut être pas de considérer que notre cerveau soit feignant mais que c’est un organe qui est doit être maintenue en activité en permanence et qu’il est nécessaire de nous interroger sur notre appétence pour les informations à forte valeur émotionnelles mais également n’est il pas envisageable que la société entière lui permette de travailler plutôt que d’en flatter ses bas instincts, c’est à dire de supprimer la publicité, de virer les politiciens qui parlent à notre instance reptilienne et d’arrêter de valoriser le mensonge et les raccourcis faciles.

Pas simple non ? Et bien voilà, nous avons de quoi faire travailler notre cerveau pendant pas mal d’années.
Qu’est ce qu’on va devenir intelligent ! ! !

Nobody

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Du rêve à la réalité

Ça y est ! Votre lettre de candidature est postée et vous attendez impatiemment que l’on vous contacte pour, enfin, devenir franc-maçon. Cette période d’attente est propice à tous les rêves. Vous ne pouvez vous empêcher d’imaginer votre arrivée dans une loge, la rencontre avec vos futurs frères et/ou sœurs, leur bienveillance, la haute volée des débats passionnés auxquels vous allez assister etc

Et plus l’attente est longue, plus l’imaginaire va construire un monde maçonnique idyllique. Mais…ben oui, il y a un « mais » dans cette histoire. La franc-maçonnerie, toute passionnante que soit l’aventure, n’est qu’une parcelle d’humanité, une sorte de zoo dans lequel évoluent les mêmes espèces à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Mon propos n’est pas de vous décourager, je suis maçonne et j’adore ça ! Mon propos est de vous prévenir contre une disproportion possible entre l’attente et la réalité.

Vous pensez que vos travaux vont changer le monde ? Que les députés attendent impatiemment l’avis des maçons pour voter une loi ? De telles choses ont existé, il y a bien longtemps maintenant, mais de nos jours l’avis des maçons est aussi important pour nos dirigeants que celui de l’amicale des boulistes. Peu importe ceci dit, vos travaux intéresseront surement vos frères et sœurs et vous prendrez du plaisir à chercher, à les rédiger et à en débattre, c’est bien le principal.

Vous attendez avec fébrilité une méthode pour vous transformer, vous révéler enfin ? Bien des allégories maçonniques font référence à cette mutation qui s’opèrerait par l’initiation. Pour ma part je ne connais personne qui se soit transformé en maçonnerie même si certains affirment le contraire…il faut bien entretenir le mythe et parfois la méthode Coué finit par fonctionner ! Non, la maçonnerie ne transforme personne. Elle permet par contre d’exploiter certaines de nos prédispositions au bien et d’attirer notre attention sur des potentialités cachées ; je trouve déjà cela extraordinaire pour ma part.

Vous espérez rencontrer en loges des hommes et/ou des femmes hors du commun, plus brillants, plus cultivés, plus tolérants ? Euuuh….pour imaginer ce que sont les franc-maçons vous prenez le train un jour de grand départ, vous regardez autour de vous et voilà, c’est la même chose ! En loge vous croiserez des personnalités brillantes et de sombres imbéciles, des Hommes tolérants et d’autres réfractaires à tout, des gentils et des méchants, en gros un panel digne d’IPSOS. Mais, là encore, tout n’est pas noir, vous rencontrerez des personnes que vous n’auriez pas croisées ailleurs, vous sympathiserez avec des hommes et/ou des femmes auxquels vous n’auriez pas adressé la parole dans un autre contexte et c’est absolument génial !

Si vous persistez dans votre démarche après avoir lu ce billet tout ira bien !

Fantômette

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La peur et la communication

Combien d’entre nous n’ont pas osé exprimer leurs émotions par la peur des Autres ?

Quand j’étais petite, je me sentais horriblement différente.
J’avais la chance de visionner beaucoup de films cinématographiques que mon père allait chercher régulièrement au club de vidéos (les fameuses cassettes qui n’existent presque plus). Des héros, il y en avait de toutes sortes, mais aucun sur lequel je pouvais m’identifier.

Finalement, il y a eu les émissions où les gens racontaient leur vie, leurs malheur ou leurs péripéties. Je ne parle pas de « télé-réalité » où des jeunes adultes font du buzz dans des émissions scénarisées. Il s’agit plutôt de témoignages de personnes qui cherchent seulement à nous informer, qui communiquent leur état d’esprit face à diverses situations. Et là, on commence à se retrouver, quelque part, en eux.

En s’ouvrant à notre entourage, là ou avant la peur nous tenait au ventre, on s’aperçoit que les « autres » ne sont pas si différents que nous.
On communique et là, magie, ils s’ouvrent et nous révèlent leurs peurs profondes, leurs émotions, leur authenticité.

Ainsi, la très belle sirène sûre d’elle peine à trouver un compagnon parce que les hommes ont peur de ne pas être « à la hauteur », se sentent trop « moches » pour elle. Et la beauté devient une barrière.

Le jeune agriculteur / éleveur ne s’approche plus des femmes car il sent l’étable, ce qui le gêne énormément, alors que sa voisine de table le trouve séduisant. Si seulement elle n’avait pas peur de lui adresser la parole car il a un visage si fermé…

Nous avons aussi les mythomanes, qui s’inventent une vie car ils détestent la leur telle qu’elle est. Mais ceux-là n’ont pas compris que chaque mensonge sera automatiquement percé à jour et qu’au lieu d’être aimé pour ce qu’ils ne sont pas, ils seront bannis pour ce qu’ils sont : des menteurs pathétiques.

Il faut un certain courage pour refuser de mettre ses sentiments au vestiaire, comme si nous étions des robots. Etre soi, c’est aussi aider les autres à être eux-mêmes.

Communiquer est la seule chose qui ait un sens profond. La peur n’est qu’une barrière.

Léa

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Le journal du forum semaine du 15 janvier.

Mais que se passe t il sur le forum ? Pas mal de choses. Une grande discussion sur les degrés au-delà de la maîtrise s’est engagé mais au niveau « profane ». Pas facile de s’y retrouver dans la jungle des rites, des appellations et des voies possible.

La discussion sur le slogan « ni oubli, ni pardon » se poursuit. Plusieurs interrogations se confrontent. Nobody affirme qu’il est nécessaire d’oublier ou de pardonner. Mais après quelques remarques de Françoise, Lautrec ou Garlic, il apparaît que c’est pas forcément si évident. Comment pardonner ou oublier la Shoah par exemple ? N’existe t il pas d’autres termes ?

La discussion initié par LNC sur le livre « le djihad de l’Amour » se poursuit. Un débat sur la nature de l’amour se pose: est il un travail, peut il se contrôler ? Patsch s’interroge sur ce terme d’amour. Est il approprié dans le cadre de ce livre.

Et pour terminer, un membre de notre forum est devenu à nouveau grand-mère. Félicitations à elle, à sa fille (et son gendre) et bienvenue la petite nouvelle dans l’humanité. Si elle savait dans quel mer…. elle est tombée.

Envie de réagir ? De participer ? C’est ICI que ça se passe. 

Pourquoi entrer en FM ?

Quand je me suis rendue compte que je piétinais dans mes réflexions sur ce qui se vit autour de moi, dans le monde, je me suis demandée pourquoi,je ne parvenais plus à communiquer naturellement sur des sujets variés et souvent d’actualité, et ce avec mes proches. Parce que le monde change et que la souffrance de l’autre ou sa différence devient difficile dans une conversation.(racisme, migrant, indifférence…)
Parce que ma curiosité est énorme et que tout me chatouille d’apprentissage.Et que l’autre est dans mes pensées, surtout dans sa différence. Mes pensées semblent étranges aux yeux d’autrui, comme si je parlais une autre langue.

J’aimerais retrouver la communication, le respect de l’autre, l’écoute, l’envie d’échanger. Réfléchir, énormément. Penser différemment. Et vivre une véritable conversation. Je ne cherche pas un cercle d’amis, mais un groupe de personnes intéressées par plein de choses.

Car il est hors de question que mon esprit s’enferme uniquement sur mes curiosités et sans partage. Je souhaite réfléchir autrement, et plus seule à butiner quelques informations qui finalement s’éparpillent. Sans doute le besoin de poser mes pensées et d’aller au bout de l’une et puis de l’autre. Réfléchir autrement.En prenant le temps. Le temps d’écouter l’autre aussi. Surtout.

Me remettre en question aussi, sans crainte, mais en gardant mes pensées , …ou pas.
Tenter de pousser mes capacités vers le haut. Me sentir capable de partager mes idées dans le respect et dans l’échange.

Rencontrer ceux qui ont ce même désir. S’exprimer sans tabou sur des sujets les plus variés.
Et pouvoir ainsi transmettre aux autres ce partage avec d’autres mots, d’autres moyens. d’autres vécus aussi.

Petrouchka

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La semaine du 8 janvier sur l’Aqueduc

Bonjour à tous et toutes

Sur le forum la vie continue. Nous avons reçu le renfort d’un nouveau membre Tigreto qui a été accueilli comme il se doit.
L’article de Raisonance a été commenté, ses dernières phrases sur la religion ont soulevé quelques interrogations.
LNC a ouvert un fil sur « Le Jihad de l’Amour », un livre dont l’auteur a vu sa femme mourir dans un attentat en 2016. Comment réagir et que faire ? Apparemment il a choisi une voie, nous échangeons sur cette voie.
Et pour finir l’administrateur, Nobody a (encore) changé d’avatar et a pris le titre délicat « d’Administrator ». Cela ne fait pas tout à fait l’unanimité.

A bientôt, rejoignez-nous sur https://aqueduc.net/forum

Nobody

Mon Parrain en Franc-maçonnerie

Un jour, alors que je piétinais impatiemment devant l’entrée du Temple, il a proposé de m’accompagner pour m’aider à faire mes premiers pas vers la FM, pensant que j’étais suffisamment proche des valeurs qu’il revendiquait, qu’il aimait … j’ai été touchée par cette reconnaissance.

Direct, sans détours mais toujours bienveillant. Ce sont des qualités que j’apprécie terriblement.
Il m’a aidée à attendre, à réfléchir, à me poser.

Et puis il était là à mon initiation. Sa joie était palpable, je l’ai ressentie très fort, j’en étais étonnée. Je ne comprenais pas bien cette émotion si intense de sa part.
Je la comprends mieux aujourd’hui parce que, moi aussi, j’ai ressenti une émotion profonde lors sa disparition en décembre. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit si intense car nous étions éloignés géographiquement (Skype permettait de nous voir et échanger de temps à autre).

Lors de ma première Tenue en 2018, son étonnante présence à mes côtés, j’ai pensé si fort à lui et à sa fraternité enveloppante. Il y a un lien qui se noue entre les francs-maçons, je m’en aperçois un peu plus chaque jour.

J’ai reçu de lui, en héritage, la compréhension des liens qui nous unissent. Je vais passer Maître cette année et il ne sera pas là. J’en suis triste, vraiment triste.
Il me reste le plaisir qu’il ait lu les travaux que je présenterai à cette occasion. Il était fier de moi et ça me bouleverse d’y penser encore aujourd’hui. Sa confiance était absolue et m’a envahie …

Il y a des individualités très différentes en FM. La FM, pour lui, c’était avant tout la Fraternité. Il l’aimait plus que tout. Aucun débat, même houleux, n’a jamais entamé cet idéal.
Sa joie de vivre, son amour de l’art et de la culture, sa passion pour les motos et les femmes m’étonnaient par ses exubérances alors qu’il était plutôt pudique sur sa vie …
Une capacité incroyable de résilience, une fraternité forte et non négociable, une franche spontanéité pour dire son affection ont fait oeuvre.

Je t’emmènerai avec moi de midi à minuit tant que je vivrai.

« Que jamais l’art abstrait qui sévit maintenant n’enlève à vos attraits ce volume étonnant,
Aux temps ou les faux culs sont la majorité, gloire à celui qui dit toute la vérité. » Georges Brassens

Lautrec

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10 raisons d’entrer en Franc-maçonnerie (… ou pas)

10 raisons d’entrer en maçonnerie:

  • Je suis ouvert d’esprit
  • Je suis curieux
  • Je suis capable de me remettre en question, même si cela me coûte
  • J’aime découvrir l’autre et sa pensée, même quand je suis en profond désaccord avec lui/elle
  • Je veux être une femme ou un homme moral(e), libre et engagé(e) dans sa vie
  • J’aime me poser des questions, quitte à ne pas trouver de réponse, douter est important pour moi
  • Je pense que l’imaginaire, les mythes et les légendes aident comprendre l’Humanité
  • Je suis solidaire. J’aide l’autre, discrètement et sans rien attendre en retour
  • J’aimerais rencontrer des hommes et des femmes d’horizons/âges/profils très variés
  • J’ai 3 soirs par mois à consacrer à un engagement important dans ma vie

10 raisons de ne PAS entrer maçonnerie:

  • Je pense que les francs-maçons sont meilleurs que les autres
  • J’aime mon confort et mes certitudes car elles sont rassurantes
  • Je ne supporte pas la hiérarchie et les règles
  • Je ne crois pas en la capacité de transformation de l’Homme
  • Je me renferme vite quand je ne comprends pas quelque chose
  • Je ne suis pas attaché à aux valeurs républicaines (liberté, égalité, fraternité et laïcité)
  • Je ne sais pas tenir ma langue, rester discret
  • « J’aurais bien aimé venir ce soir mais là ça m’arrange pas, il y a le match France/Espagne »
  • Je suis attaché à ma routine et je mets un point d’honneur à me coucher tôt chaque soir
  • Je crois que la loi de Dieu prévaut sur l’ignorance des Hommes et qu’elle devrait donc primer

Raisonance

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La Franc-maçonnerie ?

Qu’est ce que la Franc-maçonnerie ? Si vous êtes venu sur ce site c’est sans doute pour avoir des réponses aux questions que vous vous posez sur cette institution née quelque part en Ecosse mais dont la forme actuelle trouve son origine à Londres au début du 18e siècle.

Plutôt de que de vous faire un cours savant et forcément incomplet, car il existe aujourd’hui une multitude de pratiques maçonniques, au point même qu’il faudrait parler plutôt « des franc-maçonneries », nous avons choisi de vous donner notre vision de la Franc-maçonnerie, celle que nous pratiquons chacun dans nos loges.

Réponse des membres du forum

« Difficile de répondre à cette question au final. Pour moi la FM est avant tout une école de la diversité. Des gens de tout âge, de toute situation professionnelle, de toute religion, de toute couleur de peaux et mais aussi de toute classe sociale, même si il faut bien le reconnaître les classes populaires ne sont pas majoritaires (question de coût et de temps), se retrouvent dans un même lieu et travaillant avec une méthode semblable. Car la FM est avant tout une méthode d’approche du monde. On y cultive le goût de la différence, le respect des autres et d’une certaine manière, on s’y découvre pour ensuite essayer d’être au mieux meilleur, au pire différent. La méthode quant à elle passe par l’habitude de l’écoute, la prise de hauteur et la sensibilisation à l’existence de différents niveaux de compréhension. En effet avec le temps qui passe et la répétition des réunions mensuelles (ou bi-mensuelles), on réalise alors qu’un mot, une phrase, une idée prend une autre tournure ».
Nobody

La franc-maçonnerie est souvent définie comme « Un système particulier de morale, enseigné sous le voile de l’allégorie, au moyen de symboles. »…vaste programme et qui ne parlera pas beaucoup aux non-maçons, j’en conviens ! Il n’en reste pas moins que les allégories et les symboles ont une place prépondérante en franc-maçonnerie et que c’est par eux et grâce à eux que le travail se fait. Oui mais quel travail ? Succinctement, on peut le résumer par l’idée de s’améliorer et de tendre à améliorer la société. Parfois il est dit que la franc-maçonnerie transforme, pour ma part je préfère dire, plus modestement, qu’elle permet de développer ce que nous avons de meilleur en nous grâce aux parenthèses de quiétude que sont les tenues (réunions maçonniques) et les moments que nous consacrons, à titre individuel, au travail maçonnique (lecture, rédaction d’exposés, réflexion personnelle…). Ceci est le noyau de la franc-maçonnerie mais, pour moi, ce qui donne toute sa saveur au fruit c’est la fréquentation d’hommes et de femmes que nous n’aurions probablement jamais connus sans la maçonnerie, ce que j’aime qualifier de « rencontres improbables ». La diversité des personnalités comme des opinions et des centres d’intérêt partagés dans un climat bienveillant agissent autant sur notre potentielle amélioration que le travail personnel que nous faisons dans et en dehors de la loge (local maçonnqiue). La franc-maçonnerie peut parfois nous lasser de façon passagère mais certains maçons font que l’on continue son chemin malgré tout !
Fantômette