Altec

Un accident dans le tunnel de l’ALMA

En relisant mon texte sur Mai 68 sur le Blog un souvenir m’est revenu.

Avec mon ami Patrick, copain de régiment, sans une princesse à bord, nous circulions dans Paris dans une superbe Dauphine jaune, superbe mais avec une aile emboutie suite à une fausse manœuvre quelques temps auparavant.

C’était le 8 février 1969, j’ai oublié l’heure, nous nous sommes engagés dans le tunnel de l’Alma, une voiture roulée devant nous pendant qu’une autre, blanche, nous doublait ainsi que la voiture qui nous précédait.

Cette voiture blanche s’est brusquement rabattue devant l’autre voiture ce qui a, probablement, effrayé le conducteur qui a freiné et fait un brusque écart. La voiture blanche a disparue devant nous pendant que l’autre véhicule montait sur la bordure droite, le choc l’a renvoyé sur la chaussée mais avec l’élan elle a percuté un pilier et s’est violement couchée sur le flan.

Avec mon ami nous nous somme arrêtés pour, éventuellement, porter secours. Une dame était hors de la voiture et le conducteur était étendu sous le véhicule qui était en équilibre précaire sur la bordure centrale. Aucun autre véhicule ne s’est arrêté si ma mémoire est bonne.

La dame criait et pleurait mais n’était pas trop mal en point, l’homme ne bougeait pas mais il y avait du sang sur lui. Craignant que la voiture ne glisse du trottoir au risque de tomber sur le corps du chauffeur, nous avons décidés de le tirer par les épaules pour lui éviter le pire.

Probablement qu’un automobiliste a vu l’accident en passant car la police est arrivée un peu plus tard avec des secours pour les blessés.

On nous a engueulés car il ne faut jamais toucher les victimes (?) malgré nos explications et arguments l’engueulade a été confirmée.

Cerise sur le gâteau, la police nous a soupçonnés d’êtres les auteurs de l’accident puisque notre voiture été cabossée. Il a fallut montrer la corrosion sur l’impact pour ne pas être inquiété.

Complication suivante…nous étions militaires et ça c’était une grande complication dès que la police a prévenu notre régiment. Après bien des palabres la police militaire est arrivée pour nous extraire de ce « bordel ». Pendant ce temps les pauvres victimes avaient été évacuées.

A la suite nous avons du expliquer « le cirque  » à nos supérieurs …bref.

Nous n’avions aucunes nouvelles des victimes et notre hiérarchie nous a dit ne pas avoir cette information, nous sommes passés à autre chose, faute de mieux.

Début mars , 3 semaines après l ‘accident, j’ai reçu un courrier daté du 1er mars , il était écrit par la dame victime de l’accident pour nous remercier , mon ami et moi, de leur avoir porté secours.

En pensant à cet événement je me suis souvenu avoir conservé cette lettre. Bien sur j’ai du chercher un peu. Je me permets de vous la montrer, j’ai partiellement masqué, par respect, l’identité des victimes bien qu’il y est prescription, c’était il y a presque 50 ans et vu l’âge de ces personnes à l’époque elles sont décédées s’est sur.

Un texte de Altec

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